Une députée irakienne rachète les esclaves sexuelles de Daesh

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Publié par Marie Cohou
aujourd’hui à 17:10


yVian Dakhil, une députée irakienne et yézidie, s’est donnée pour objectif de sauver les femmes de sa communauté, devenues esclaves de Daesh. Et pour mener à bien à sa mission, Vian Dakhil les rachète une à une à leurs kidnappeurs.

En août 2014, les djihadistes de Daesh envahissent les monts Sinjar. Après la défaite des Peshmergas, des milliers d’habitants prennent la fuite. S’en suit alors ce qu’on appellera les massacres de Sinjar. Les Yézidis, une minorité religieuse kurdophone, dont 600 000 membres vivent en Irak, sont victimes de ces tueries perpétrées par les hommes de Daesh. Des femmes seraient également enlevées, réduites à l’esclavage, et victimes de violences sexuelles. La terrible nouvelle arrive jusqu’à Vian Dakhil, une députée irakienne et yézidie. « Pendant ma campagne électorale, j’avais souvent donné mon numéro de portable aux femmes. J’avais promis que je serai toujours là pour elles » a-t-elle déclaré dans Le Monde. Visiblement, elles s’en sont souvenues puisqu’elles l’ont appelée à l’aide. La députée va alors tout tenté pour sauver ces femmes, n’hésitant pas aussi à supplier le Président irakien pendant une séance au Parlement.

En 2014, Vian Dakhil prend la parole au Parlement pour sauver ces femmes

Pour libérer ces otages, Vian Dakhil décide de les racheter. « Je paye entre 4 000 et 6 000 dollars par personne, un peu moins pour les enfants ». Plus de 2 200 femmes et enfants seraient encore aujourd’hui esclaves des djihadistes selon la députée. Mais, elle compte bien y remédier et ne relâche pas ses efforts pour remplir sa mission. En 2014, elle a même reçu pour son combat le prix Anna Politkovskaïa, une récompense destinée à honorer les femmes défendant les droits des victimes dans les zones de conflit. Mais son implication n’est pas sans danger, « l’E.I. m’a désignée comme une cible à abattre » a-t-elle confié. La députée irakienne n’est pas la seule à remuer ciel et terre pour venir en aide aux personnes retenues contre leur gré par Daesh. Khaleel al-Dakhi, avocat, tente, depuis la bataille de Sinjar, de libérer les femmes prisonnières des djihadistes. Il infiltre les zones occupées par l’Etat Islamique pour entrer en contact avec les otages et les aider à prendre la fuite. Une mission qu’il exerce lui aussi au péril de sa vie.

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