#MaybeHeDoesntHitYou rappelle que les violences conjugales ne sont pas forcément physiques

#MaybeHeDoesntHitYou rappelle que les violences conjugales ne sont pas forcément physiques

Twitter est parfois un bon moyen de faire de la pédagogie ou d’alerter l’opinion sur un sujet en particulier. Avec #MaybeHeDoesntHitYou, la twittosphère rappelle que ce n’est pas parce que ton compagnon ne te frappe pas qu’il n’exerce pas une autre forme de violence sur toi.

On a tendance à penser que dans les relations toxiques, le premier coup marque le début des violences, mais c’est très souvent faux. Avant d’en arriver à de la violence physique, celle-ci est d’abord psychologique, verbale, financière’ et plus insidieuse de bien des manières car elle ne laisse pas de marque sur le corps.

Si tu as toi-même des doutes, ou besoin de t’adresser à quelqu’un, concernant ta propre relation ou la relation d’une personne qui t’est chère, il existe un numéro officiel gratuit, anonyme, et dont le numéro n’apparaît pas sur les factures téléphoniques : le 3919.

On ne répètera jamais assez que la violence sous toute ses formes n’est pas acceptable, et qu’il est encore plus difficile de s’en extirper lorsqu’elle vient d’un proche.

C’est pour cette raison que le hashtag #MaybeHeDoesntHitYou est loin d’être une bête idée, ce serait même plutôt tout l’inverse’

Le hashtag a d’ailleurs fait son apparition sur Twitter le 2 mai dans un message à la teneur assez claire :

Il ne te tape peut-être pas dessus, mais il a fait un grosse crise débile pendant plusieurs semaines parce que tu as coupé tes cheveux « sans sa permission »

Le hashtag a depuis été repris dans de multiples tweets, permettant aux personnes victimes de ce type de violences de témoigner et de faire la lumière sur cette attitude et cette violence qui n’ont rien de « normal ».

Il ne te tape peut-être pas dessus, mais si tu évoques les fois où il t’a blessée, il va dire que c’est toi qui le blesse en pointant du doigt son comportement.

Il ne te tape peut-être pas dessus, mais il ne te laisse jamais oublier qu’il pourrait te quitter pour une autre plus jolie que toi, moins « salope » que toi, moins émotive, moins pétée que toi.

On a tous’tes une amie, une collègue, une camarade, une soeur, une mère, une fille dans notre entourage qui est concernée par les violences conjugales. Parfois cette personne est un homme, il faut aussi le rappeler. Et dans tous les cas, il ne faut pas laisser la violence gagner.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *