Christian Dior croisière 2017 à l’assaut de Blenheim

Christian Dior croisière 2017 à l'assaut de Blenheim

Christian Dior croisière 2017 nous a donné rendez-vous au c’ur de la campagne anglaise pour son défilé au palais de Blenheim. Un show qui réaffirme la posture de la maison en faisant raisonner héritage, noblesse et créativité.

Après s’être envolée pour Cuba avec Chanel, avoir fait escale à Rio pour Louis Vuitton, la caravane couture pose ses valises dans un tout autre décor, entre les murs du palais de Blenheim en Angleterre. Finalement exotique au regard des destinations prisées par les croisières cette année, ce choix n’a pourtant (presque) rien de punk. En effet, Christian Dior lui-même avait déjà investit cette demeure monumentale, à deux reprises dans les années 50.Ancré dans l’histoire de la maison donc, le défilé continue d’écrire les pages d’une griffe sans directeur artistique, mais pas sans direction. Dans les pas de Raf Simons, le duo Lucie Meier et Serge Ruffieux, à la tête du studio de création, a fait défiler un équipage franco-anglosaxon sur un tapis au motif tableau de chasse particulièrement remarqué. Les thèmes du voyage, propre à ce rendez-vous du calendrier, de la chasse à courre et de l’Angleterre ont plané autour de tenues composites aux reflets du « vestiaire de la haute société d’après-guerre ». Par là, la maison ouvre la porte à une allure aventurière ponctuée d »illets, d’anneaux en D et de lacets et à un métissage de motifs, de la forêt de bambous aux formes hypnotiques sans mettre de côté le tweed. La structure de la veste bar trace les contours de cette explosion d’influences, colonne vertébrale qui dessine une taille princière et assoit la noblesse de la collection.En panne de direction artistique (qui devait être annoncé lors de cette croisière 2017), la maison revient aux sources dans un lieu cher à son fondateur, et tente de créer le lien, matérialisé dans un ruban de soie récurrent, entre passé et présent. Une volonté profonde mise en avant par un post Instagram déroutant où l’on peut voir l’hologramme de Monsieur Dior mettre la main à la pâte lors des essayages du show. Entre le fantôme du patriarche et le deuil du fils prodige, Dior se fraye un chemin original, ponctué de it-pièces et fait vibrer sa mode en méprisant le fatalisme de l’entre-deux DA. 

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