Actualité , Un capteur électronique pour mieux diagnostiquer une crise cardiaque

Actualité , Un capteur électronique pour mieux diagnostiquer une crise cardiaque

L’infarctus du myocarde survient lorsque les artères coronaires qui irriguent le myocarde, le muscle cardiaque, se bouchent. Cela provoque la mort d’une partie plus ou moins étendue de ce muscle cardiaque. L’artère coronaire correspondante peut être obstruée par un caillot ou rétrécie par des plaques d’athérome (athérosclérose).

Les signes majeurs de sa survenue sont une douleur très intense située en plein milieu du thorax, produisant une sensation angoissante de serrement, un inconfort à d’autres régions du haut du corps ou encore des étourdissements. « Un infarctus du myocarde peut être très douloureux, mais pas forcément. Certains sont silencieux, précise l’Inserm*, près d’un quart des infarctus du myocarde ne s’accompagnent pas des signes typiques ».

Dans tous les cas, « le facteur temps est le paramètre principal de la prise en charge thérapeutique de l’infarctus », selon la Fédération Française de Cardiologie. Il est donc important d’apprendre à reconnaître immédiatement ces signes pour que le patient puisse recevoir le traitement médical approprié rapidement. 

C’est dans cette optique que des chercheurs de l’université de Manchester ont mis au point un capteur qui pourrait améliorer le taux de survie des patients, en prévenant très rapidement les médecins en cas de crise cardiaque.

Un capteur, plusieurs diagnostics possibles

Le dispositif leur facilite le diagnostic grâce à un biomarqueur précis. En effet, « lorsque quelqu’un a une crise cardiaque, certains produits chimiques sont relâchés dans leur sang en quantités élevées, et des tests sanguins sont donc la clé du diagnostic », expliquent les chercheurs. Ces derniers ont collaboré avec une équipe de l’India’s Institute of Nano Science and Technology (INST) depuis 2014 pour développer ce capteur nanométrique inédit.

Celui-ci est constitué d’électrodes fabriquées avec du phosphore noir, et revêtues d’ADN qui se lie à un produit chimique appelé myoglobine, qui augmente dans le plasma sanguin après une crise cardiaque. Les chercheurs espèrent pouvoir introduire le capteur dans les cliniques et hôpitaux car il s’agit selon eux de la méthode la plus rapide et précise disponible pour détecter un niveau élevé de myoglobine.

Sans compter que la mesure de ce biomarqueur chimique est déjà l’une des méthodes utilisées pour diagnostiquer une crise cardiaque. Par ailleurs, le dispositif n’a besoin que d’un simple échantillon sanguin pour fonctionner et ne nécessite pas de tests en laboratoire qui peuvent ralentir le diagnostic. Ce dernier pourrait sur le long terme proposer plusieurs déclinaisons de diagnostic, en ciblant d’autres marqueurs biologiques que la myoglobine.

En France, on compte environ 120 000 infarctus du myocarde par an, dont environ 10% des victimes décèdent dans l’heure qui suit.

*Institut national de la santé et de la recherche médicale

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