Actualité , Quels répulsifs contre le moustique tigre ‘

Actualité , Quels répulsifs contre le moustique tigre '

La saison des moustiques a bel et bien commencé, a fait savoir le site Vigilance-moustiques qui fait savoir que 88 départements sont concernés, notamment 25 départements en « Vigilance orange » (prolifération inhabituelle) : l’Ain, l’Aisne, la Marne, la Nièvre, Paris, le Bas-Rhin, la Saône et Loire, les Hauts de Seine, la Seine-et-Marne, le Val-d’Oise, la Vienne, les Yvelines… « Parmi les 88 départements qui sont concernés par la saison des moustiques communs, 51 sont également concernés par les moustiques tigres », ajoute le site Internet. La date du démarrage de la saison dépend chaque année des données climatologiques et écologiques qui varient sur l’ensemble du territoire.

Pour s’en protéger efficacement, il est recommandé d’éviter de sortir dans des zones à risques au lever du jour ou à la tombée de la nuit, de porter des vêtements couvrant et de dormir sous une moustiquaire. Mais pour une protection optimale, l’OMS recommande l’usage de répulsifs cutanés et principalement ceux qui renferment l’un de ses trois principes actifs : du DEET, de l’IR3535 ou de l’Icaridine. « Pour pouvoir être commercialisé et utilisé, un produit anti-moustique doit présenter des substances actives qui sont listées sur le site internet de l’Agence européenne des produits Chimiques (ECHA) », précise le ministère de l’Economie.

Tous les produits ne se valent pas

Ces trois substances actives font souvent l’objet d’une évaluation à l’échelle européenne, affirme le ministère de la Santé, qui a mis à disposition un tableau établi à partir des données du Ministère de l’Environnement. Une restriction d’usage du DEET chez les enfants de moins de 2 ans a ainsi été émise, même si « en cas de risque e’leve’ de transmission d’une maladie vectorielle, il est utilisable sur une pe’riode courte ». Les produits les plus efficaces sont à base de DEET « à des concentrations de 25 et 30 % », estime l’UFC-Que Choisir qui ajoute qu’ils sont « recommandés pour les zones où les moustiques risquent de transmettre des maladies ».

Certains produits anti-moustiques, comme les bracelet, contiennent des huiles essentielles. Au même titre que les autres substances actives, celles-ci doivent faire l’objet d’une autorisation pour que le produit puisse revendiquer des propriétés répulsives. A titre d’exemple, l’huile essentielle de menthe, de lavande, l’extrait de margousier, le Citronellal sont listés sur le site de l’ECHA, alors que l’huile essentielle de menthe poivrée, de géranium, d’Eucalyptus citronné, de Lemongrass ne le sont pas. Gare également aux répulsifs alternatifs (bougies, lampes à ultraviolets, appareils à ultrasons, porte-clés) dont « les allégations anti-moustiques ne sont guère fondées », selon Que-Choisir.

Mais attention cependant car « à ce jour, toutes les substances actives n’ont pas encore été évaluées, c’est le cas pour la plupart des substances actives présentes dans les produits anti-moustiques », ajoute le ministère de l’Economie. Sans oublier que ces substances ne sont pas anodines : « au-delà de 30 % de concentration, le DEET ne doit pas être utilisé par les enfants de moins de 12 ans et les femmes enceintes, estime le Haut Conseil de la santé publique (HSCP) dans un avis du 24 avril 2015 », ajoute 60 millions de consommateurs. Le principe de précaution doit s’appliquer aux diffuseurs et aérosols anti-moustiques qui contiennent des pyréthrines et/ou des pyréthrinoïdes, des molécules qui peuvent avoir un effet irritant.

 

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