Actualité , La meilleure technique pour changer une mauvaise habitude

Actualité , La meilleure technique pour changer une mauvaise habitude

« C’est décidé, demain je change de vie ! Je me réveille tôt, j’arrête de fumer, je vais courir, je mangerai que des fruits et des légumes, je ferai du yoga l’après-midi et j’irai me coucher à 22 heures après avoir bu une tisane. » Quand mes amis tiennent ce type de propos (souvent un 1er janvier), j’ai tendance à les décourager. « Mais non, concentre-toi sur le sport, ou l’arrêt du tabac, tu es trop exigeant avec toi-même, fais plutôt un pas à la fois. » Selon des chercheurs de l’université de Californie, aux Etats-Unis, j’ai eu tort.

D’après leurs travaux, publiés par la revue Frontiers in Human Neuroscience, une approche globale pour améliorer son hygiène de vie serait plus efficace que des changements au cas par cas. Pour vérifier cette idée, ils ont demandé à 31 étudiants universitaires de modifier complétement leur quotidien après avoir testé leur forme physique et mentale. Le programme : des étirements, du sport, de la marche et de la méditation le matin, puis de nouveau l’après-midi pendant une heure et demie, des entraînements intensifs deux fois par semaine, des conférences sur la nutrition et le sommeil, le tout pendant six semaines. 

Des bons résultats sur le long terme

Entretemps, un groupe témoin a maintenu les mêmes habitudes d’hygiène de vie qu’avant. A la fin du test, les étudiants ayant changé de vie étaient plus forts physiquement, plus flexibles, en meilleure forme, plus calmes, de meilleure humeur et avaient plus de confiance en eux. Niveau mental, leur concentration et leur mémoire s’étaient améliorées. Le groupe de contrôle, lui, n’avait pas changé.

Ces améliorations, expliquent les chercheurs en se basant sur de précédents travaux, n’auraient pas été aussi rapides et efficaces si elles avaient concerné qu’une seule « mauvaise » habitude. En plus, même si à la fin du test chaque étudiant a repris son ancien train de vie, les niveaux de forme physique et mentale atteints étaient toujours aussi hauts six semaines après. Ces travaux ne se basent que sur un petit échantillon de volontaires, mais les scientifiques comptent les poursuivre afin de mieux identifier l’influence de chaque modification sur l’ensemble.

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