Actualité , Journée mondiale du lymphome , un cancer de plus en plus fréquent mais méconnu

Actualité , Journée mondiale du lymphome , un cancer de plus en plus fréquent mais méconnu

Le lymphome est le 5eme cancer en France en termes d’incidence avec 100 000 patients concernés pet le premier chez les adolescents et les jeunes adultes. Pourtant, l’Association France Lymphome Espoir affirme que 75% des patients diagnostiqués ignorent qu’il s’agit d’une forme de cancer qui touche le système lymphatique, élément clé du système immunitaire.

« Le lymphome est une pathologie encore méconnue du grand public qui ne se dépiste pas », précise l’association qui organise chaque année la Journée mondiale du lymphome le 15 septembre. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce cancer du sang existe sous plus de 70 sous-types, de gravité et d’évolution différentes.

Ils sont classés en deux catégories : les lymphomes hodgkiniens (maladie de Hogdkin), qui représente 15% des lymphomes et les lymphomes non hodgkiniens, plus fréquents, comprenant 85% des lymphomes. Le diagnostic est difficile à établir car les symptômes (ganglions au cou et aux aisselles, symptômes grippaux, fatigue, amaigrissement) sont communs à des maladies courantes. Ce qui engendre une prise en charge souvent tardive et plus complexe.

Outre un généraliste ou un oncologue, le diagnostic peut s’établir auprès d’un hématologue, spécialisé dans le traitement des dysfonctionnements du sang et du système lymphatique. S’il est établi que les lymphomes non hodgkiniens sont plus fréquents chez les personnes dont le système immunitaire est déficient, ses causes exactes sont inconnues.

Leur fréquence ne cesse d’augmenter

Des facteurs de risque ont bien été identifiés, mais aucun lien direct n’a jamais été démontré. Il s’agit d’une exposition aux UV et à des produits chimiques (pesticides, les solvants, engrais) et du virus Epstein-Barr qui provoque la mononucléose. Si la maladie de Hogdkin survient chez environ 3 ou 4 personnes sur 100 000 par année et que « ce taux n’a pas varié depuis plusieurs décennies », les lymphomes non hodgkiniens sont quant à eux de plus en plus fréquents.

Selon France Lymphome Espoir, « le nombre de nouveaux cas augmente de 5 % chaque année depuis les années 70 ». Avec 18 000 nouveaux cas par an, cette dernière estime qu’ils ont presque doublé depuis plus de vingt ans. Une évolution épidémiologique « qui reste à ce jour énigmatique », précise à ce sujet la Fondation Arc pour la recherche contre le cancer.

Par ailleurs, le lymphome est différent des cancers d’organes, car il peut se développer dans l’ensemble du système lymphatique. Son évolution pouvant être lente ou aggréssive, les stratégies thérapeutiques varient donc en fonction des cas. Les patients peuvent être traités par chimiothérapie, immunothérapie, radiothérapie ou avec une greffe de cellules souches ou de moelle osseuse.

Les médecins peuvent également ne pas prescrire immédiatement un traitement à un patient atteint d’un lymphome non hodgkinien si sa forme est indolente (de faible malignité), tant que les symptômes ne sont pas présents. Actuellement, le traitement du lymphome repose sur la chimiothérapie et la radiothérapie, mais « depuis une trentaine d’années, les stratégies thérapeutiques ne cessent de progresser, au bénéfice des patients », souligne France Lymphome Espoir.

Ainsi, l’avènement de l’immunothérapie révolutionne la prise en charge. Cette dernière permet des traitements mieux ciblés, plus efficaces et mieux tolérés en ciblant directement la cellule cancéreuse contrairement aux chimiothérapies standards, qui ne différencient pas les cellules saines des cellules malades.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *