Actualité , Fish therapy , le Haut conseil de la santé publique veut bannir le nom

Actualité , Fish therapy , le Haut conseil de la santé publique veut bannir le nom

La «fish therapy» ou «fish pedicure» avait déjà été épinglée en 2013 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Pratiquée en institut, elle consiste à plonger ses pieds, voire le corps entier, dans un bassin rempli de poissons qui vont grignoter les peaux mortes. Une sorte de gommage.

Le problème, c’est que certains établissements revendiquent un intérêt pour les personnes qui souffrent de maladies de peau, comme le psoriasis ou l’eczéma. Ces assertions ont fait réagir la Direction générale de la santé qui a saisi le Haut conseil de la santé publique (HCSP).

Dans l’avis rendu hier, 5 juillet 2016, le HCSP recommande d’abandonner le terme de «thérapie». Celui-ci sous-entend que cette méthode a une efficacité thérapeutique médicale. Ce qui est faux.

Le HCSP recommande ensuite que les dermatologues, les infectiologues et les médecins généralistes soient informés de « l’absence d’efficacité de cette pratique pour la prise en charge de l’eczéma ou du psoriasis ».

Un risque d’infection non négligeable

Il souligne, par ailleurs, que la «fish pedicure» présente un risque d’infection « faible mais non nul »  pour les personnes qui souffrent de diabète ou dont le système immunitaire est affaibli.

De fait, quelques études ont montré la présence de bactéries dans ce type de bassin. Même les personnes en bonne santé devraient se méfier !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le HCSP réclame des « contrôles sanitaires réguliers » et une réévaluation des risques en fonction des cas d’infections rapportés.

Selon l’Agence de presse médicale, 166 «fish spas» étaient autorisés en France à la mi-2014.

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