Actualité , Cancer du sein , prolonger l’hormonothérapie réduit les risques de rechute

Actualité , Cancer du sein , prolonger l'hormonothérapie réduit les risques de rechute

Dans les cas de cancers de sein hormono-sensibles, dont la croissance est stimulée par les hormones féminines (‘strogènes, progestérone), une hormonothérapie (un traitement « anti-hormones ») peut être proposée en complément d’une intervention chirurgicale.

Généralement prescrite pendant une durée de cinq ans, elle vise à réduire les risques de récidive locale dans le sein opéré ou au niveau de l’autre sein. Chez la femme ménopausée, l’hormonothérapie le plus souvent proposée est à base d’anti-aromatases, des médicaments qui entrent en compétition avec l’aromatase, une enzyme qui permet à l’organisme de continuer à produire des strogènes par transformation des androgènes.

Un risque de rechute réduit d’un tiers

L’étude présentée à l’ASCO a suivi 1 918 femmes ménopausées avec un cancer du sein hormono-sensible (HER2 positif) traité à un stade précoce. Après avoir pris du tamoxifène, ces patientes ont reçu une hormonothérapie à base de létrozole (Femara), faisant partie de la famille des anti-aromatases. Leur risque de récurrence de la tumeur ou d’un nouveau cancer dans l’autre sein a été réduit de 34% en prolongeant de cinq ans supplémentaires leur traitement par aromatase.

« Ces résultats sont importants pour des millions de femmes dans le monde avec un cancer du sein à récepteur d »strogène positif (HER2 positif) », a souligné Harold J. Burstein, professeur de médecine à Harvard, expert de l’ASCO dans le cancer du sein.

Ces données plaident pour une hormonothérapie prolongée. Cependant, ce traitement peut entraîner des effets secondaires (douleurs articulaires, bouffées de chaleur’) et augmenter les risques d’ostéoporose et de fractures. Les auteurs de l’étude ont donc estimé que « chez les femmes à haut risque de récidive, une discussion individuelle devrait s’engager avec elles pour déterminer, en fonction de leur tolérance au traitement, si ce dernier peut être poursuivi. »

Source : communiqué ASCO 2016. 

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